LES LARMES DU CIEL

Je rejoins les rangs de ceux qui comme moi s’arment de courage.
En vague humaine nous coulons dans les artères de la ville.
Au fil des couloirs, nombreux sont ceux qui plongent et avec nous nagent.
Notre océan grandit, gronde et avance, je me retrouve en tète de file.

Petit à petit je me sentais renaître, hors des lois mais fier d’être.
Je clame la justice avec des frères, unis contre les traîtres.
La marée ne cesse de monter. C’est effrayant, Faut l’admettre !
Car tout le monde sait que ce ciel sombre présage une tempête…

Soudain, une barrière bloque l’artère, ce sont les pirates qui opèrent.
Sortit de nulle part, ils viennent pour dompter et dominer la mer.
Mais elle ne se laisse pas faire, fière, elle se rebelle. Aidée par le vent, elle s’agite dans tous les sens, telle des vérités qui frappent la conscience des mortels

Je me retrouvais piégé entre deux foules bouillonnantes.
L’une enragée par la soif de justice, la mer vaillante.
Et l’autre prête pour l’assaut, la gâchette ardente.
Trop tard pour renoncer car les dés sont lancés, la cause est flagrante !

Le ciel gronde mais plus personne ne l’entend à présent.
Plongé dans un tohu-bohu cacophonique de violence et de cran.
Les fils s’affrontent sous l’œil du père qui semble impuissant.
Mais je me hâte de faire ce pourquoi je suis au présent.
L’échange fut hargneux mais ne fit pas long feu, car après le tonnerre, la foudre frappa.
La mer se calme, se disperse et peu à peu tout redevint calme au constat des fracas.
Me voici là étendu à plat le sol, fixant le ciel qui verse ses larmes sur mon corps sans éclat.
Baignant dans mon fluide sacré versé par cette foudre qui au plus profond me transperça.

Les pirates étaient bien équipés, ils ont vaincu la tempête.
Ils naviguent en toute tranquillité sur la mer qu’ils regardent.
Mais d’où je suis, j’arrive à entendre au loin le son d’une trompette.
Celle qui annonce la prochaine, elle sera rude, prenez garde !

G.7 Parolier
L’écho de l’âme.

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